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La communication, la répartition, la distribution comme les solutions logistiques et de transports des produits de santé restent des secteurs phares où la croissance s’installe en 2018

Les patients : nouvelle impulsion pour la communication santé

Pour muscler leurs offres face aux nouveaux enjeux de communication, les agences spécialisées dans la santé n'hésitent plus à se restructurer. Les divisions santé des agences généralistes fédèrent leurs talents invitant les professionnels de santé à franchir une nouvelle étape pour accompagner des stratégies qui font appel à des techniques qui s'éloignent de la communication traditionnelle. Le développement des applis santé et le recours aux réseaux sociaux deviennent le moteur de ces nouvelles campagnes 2.0. Une nouvelle approche qui place les patients au premier plan puisque leur pouvoir de s’informer et de dialoguer en ligne ne cesse de croître. Dans ces conditions, les agences santé jonglent désormais avec toutes les composantes numériques pour s’imposer. Les youtubeurs et les influenceurs deviennent des relais d’information indispensable au moment où la santé investit tout champ. Il en est désormais question lorsqu’il s’agit de maisons, de vêtements encore de voiture et les allégations santé et pourtant jamais un levier pour capter l’attention et susciter l’intérêt des consommateurs.

 

Une compétition plus affûtée

Les résultats de la troisième édition du Baromètre des compétitions de l’AACC, réalisée par BVA Limelight paru fin 2017 confirme ce dynamisme accru. Pour les deux tiers des compétitions, le budget disponible est communiqué aux quatre agences consultées en moyenne. Les consultations multimétiers sont devenues la norme puisque désormais, 65 % des compétitions font systématiquement appel à trois métiers différents.

Le temps consacré au projet est toujours deux fois supérieur à la perception de l’annonceur : 20 jours perçus en moyenne par l’annonceur contre 40 jours déclarés par l’agence. Les frais avancés sont en moyenne cinq fois moins élevés selon les annonceurs (1000 € estimés vs 5000 € par l’agence) et les agences non retenues ne sont toujours indemnisées que dans 3 cas sur 10 (à hauteur de 6000 € en moyenne).

Parmi les autres enseignements de l’étude : le budget moyen débloqué pour ces compétitions a chuté de 18 % depuis 2010. « Si l’on met cette diminution en regard de l’augmentation du nombre des compétitions, il apparaît qu’il a de plus en plus de compétitions sur des petits budgets » analyse l’AACC. Enfin, la durée des compétitions a été divisée par trois en 10 ans. Passant de 108 jours en 2008, à 40 aujourd’hui, les agences doivent faire preuve de réactivité. Ce baromètre souligne aussi quelques évolutions marquantes en termes de prises de décision. Un accord final qui appartient de moins en moins aux directions générales qui ne se prononcent que dans 43 % des choix réalisés aujourd’hui, alors que ce score était de 65 % il y a huit ans. Désormais, les directions de communication et marketing sont clairement en première position pour réaliser ces choix de prestataires, dont les services achats continuent de décider dans 24 % des cas.

 

Criteres de selection des agences par les annonceurs